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Chopping Mall. 1986.
Origine : Etats-Unis
Genre : Science-fiction / Horreur
Réalisation : Jim Wynorski
Avec : Kelli Maroney, Tony O'Dell, Russell Todd, Karrie Emerson...


Des perles dans le B, il y a en a presque autant que des merdes dans les films de super-héros (beaucoup moins me souffle-t-on, enfin bref) et celui-ci n’est pas loin d’en être une (putain si c’est pas de l’accroche ça).

Afin de protéger les galeries marchandes d’un centre commercial la nuit durant, sont mis au point trois robots entièrement autonomes et munis d’un arsenal de défense assez impressionnant (câbles électrifiés, rayons laser, pinces). Ces derniers sont censés différencier les travailleurs nocturnes des voleurs par la présentation de leur badge d’identification.



Ca aurait été trop beau s’il n’y avait pas eu un orage le soir des essais, sans doute (mais en fait on n’en est pas sûr) à l’origine d’un mauvais fonctionnement des robots pris d’une frénésie de meurtres ponctués par un "have a nice day" des plus ironiques.
Il y aurait cependant eut peu de monde à se mettre sous la pince si de jeunes décérébrés avides de substances alcoolisées et de sexe n’avaient décidé de faire la fête toute la nuit dans un magasin de meubles du centre commercial. Pourquoi un magasin de meubles me demanderez-vous ? Car dans ce genre de magasins il y a des lits !
On a bien évidemment droit à une galerie de personnages d’une originalité peu commune : un bellâtre (on notera une grossière erreur de casting car le jeune homme susnommé n’a pas grand-chose d’un bellâtre, par contre il a une mâchoire lui permettant de casser des noix de coco avec ses prémolaires) et sa blondasse à gros seins, deux autres couples et deux nerds à lunettes des deux sexes (enfin un chacun) qui finiront par se décoincer pour s’avérer assez efficaces (en tous cas plus que leurs compères morts).

De là à en déduire une volonté moralisatrice à base de "tu baises et t’es mort" de la part du réalisateur, ce serait aller un peu loin, surtout lorsque l’on se penche sur sa filmographie prolifiquement nanardesque et composée de nombres de films à tendance érotique.



Toujours est-il que ce film s’avère sympathique, parfois prenant et toujours très rafresh.
Les effets spéciaux raviront les fans de Tron, l’érotisme transpire de ces confrontations robots/jeunes filles dans la fleur de l’âge, et l’action est suffisamment bien menée pour que je ne m’endorme pas de suite, du tout bon.

On notera un petit film publicitaire au début du métrage vantant les mérites des petits robots à chenilles et qui n’est pas sans évoquer ses équivalents dans le Robocop de Paul Verhoeven , l’ironie étant ici moins évidente (et peut être involontaire) ainsi qu’un caméo de Paul Bartel (réalisateur entre autres de Cannonball et de Death Race 2000) et un petit rôle pour le Dantesque Dick Miller.
Série B sans doutes difficile de trouver à la FNAC mais à ne pas hésiter à visionner si l’occasion s’en présente (ce qui en langage subliminal veut dire : arrêter d’aller voir des merdes comme Les 4 Fantastiques et traînez dans les Cash Converters !).

PLISSKEN

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