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Rocky III. 1982.
Origine : Etats-Unis
Genre : Drame / Action
Réalisation : Sylvester Stallone
Avec : Sylvester Stallone, Mr. T, Talia Shire, Burt Young...




Suite aux succès des deux précédents opus, Stallone, se lance dans l’écriture et la production d’un troisième épisode. De nouveau derrière la caméra, Stallone nous livre un film qui rompt littéralement avec les deux premiers. Fini le looser, fini les bas-fonds de Philadelphie, fini les footings sur les marches de la ville, Rocky est un boxeur professionnel, il enchaîne les combats et les victoires tout en remettant en jeu son titre de champion du monde qu’il ne perd jamais. Mais alors que la ville de son cœur lui offre une statue à son effigie (véridique), un nouveau challenger se présente à lui. Il est jeune, vigoureux, violent et veut être champion du monde. Stallone choisit alors Mister T pour jouer le rôle du méchant Clubber Lang. Car c’est aussi simple que ça, il faut un méchant pour battre Rocky. Mickey, qui continue d’entraîner ce dernier, ne veut pas qu’il rencontre ce boxeur de peur que Rocky perde. Bien évidemment, Rocky se sent invulnérable et va accepter de combattre contre Mister T.
Sauf que rien ne se déroule comme prévu, Mickey meurt alors qu’il est sévèrement bousculé par Clubber Lang. Le combat doit commencer alors que Mickey meurt dans le vestiaire. Rocky se prend alors une raclée mémorable et perd son titre de champion.
Appollo Creed, son ancien adversaire décide de prendre Rocky en main et lui propose de l’entraîner pour se venger de Clubber Lang. Rocky et sa famille part donc à Los Angeles pour retrouver les racines de la boxe.
Voilà ainsi résumé les premières minutes de ce film.



Rocky III, nous le disions, n’est plus dans l’esprit des deux premiers. Tout a changé, Stallone lui-même a changé, il connaît la gloire, il est désormais une superstar, les studios lui font les yeux doux et il peut librement continuer à faire ses Rocky. Seul problème avec ce film, c’est que Stallone tombe dans la facilité. Alors que les deux premiers pouvaient clairement être rangés dans la catégorie films d’auteurs, Stallone nous livre là un film grand public faisant la part belle aux sentiments bien trop appuyés. De plus, on peut regretter certains choix de réalisation qui tombe dans la mode des années 80 à insérer un clip dans chaque film.
Mais Stallone n’a pour autant pas perdu la boule. Si son film s’avère inférieur à ce qu’il nous a montré précédemment, il reste un film intéressant qui nous offre le minimum syndical : des scènes d’entraînements captivantes, et un combat magnifiquement mis en scène (ce qui d’ailleurs est commun à tous les Rocky). De plus, Stallone fait évoluer physiquement son personnage et montre un nouveau visage des boxeurs, de ces boxeurs qui sont capables de changer physiquement suivant leurs adversaires. Ainsi, c’est un Rocky bien plus fin et plus rapide qui va se mesurer à Clubber Lang, alors qu’auparavant, il était plus lourd et plus lent. Stallone continue de nous montrer les détails du monde de la boxe et il rend hommage à ces combattants du noble art.
On pourra regretter néanmoins le jeu des acteurs qui est bien en deçà des deux films références, avec parfois un Stallone peu crédible (alors qu’il avait été auparavant très surprenant et avait connu des nominations aux Oscars).



On pourra quand même rappeler que c’est dans cet épisode que le célèbre morceau "Eye of The Tiger" apparaît, et faut avouer que ce morceau met la pêche !

Bref, Rocky III n’est pas un mauvais film non plus, au contraire, c’est un film qu’on regarde avec beaucoup de plaisir, c’est un film grand public, fait pour divertir et apporter son lot de sentiments et de sensations aux spectateurs. Le choix de Stallone est tout à fait justifiable, il veut essayer autre chose pour son personnage, et après tout, pourquoi pas ? Malheureusement, on aurait peut-être préféré un film plus abouti, un film moins creux, un film plus dans le ton des précédents. Là, Stallone met de côté le rêve américain et ses dérives et nous plonge dans un film un peu trop facile.

Jérémie Conde

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