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Psycho Beach Party. 1999.
Origine : Etats-Unis
Genre : Slasher pour de rire
Réalisation : Robert Lee King
Avec : Lauren Ambrose, Thomas Gibson, Nicolas Brendon, Kimberley Davies...



Ah, la Californie! Son soleil radieux, ses plages de sable fin, ses filles en bikinis et ses surfeurs émérites. Tout cela fleure bon les vacances à base de bronzette, de séances de drague et autres joyeusetés du même acabit. Rien que du très banal, finalement. Toutefois, cet été 1962 va s'avérer inoubliable pour les protagonistes dont nous allons suivre les pas, du fait d'une vague de meurtres dans les environs. Mais pas seulement...

Dans ses intentions, Psycho beach party pourrait être rapproché de Panic sur Florida Beach de Joe Dante. Comme son illustre aîné, le film de Robert Lee King nous plonge au début des années 60 dans une petite ville côtière et rend un hommage plus ou moins appuyé aux films de cette époque qui faisaient le bonheur des drive-in et des doubles programmes. A la différence notable que, là où Joe Dante excelle dans un humour teinté de nostalgie, Robert Lee King privilégie l'humour bien gras. Faut-il y voir là les réminiscences de l'origine théâtrale du film? Peut-être.



Quoiqu'il en soit, Psycho beach party est un film bien de son temps. Le premier degré n'étant plus de mise, les morts prêtent ici toute à sourire et il est fait bien peu de cas du tueur. L'important, c'est avant tout le parcours de l'héroine, jeune fille désireuse d'intégrer un milieu exclusivement masculin (le surf) mais également désireuse de s'ouvrir à la sexualité. Une ambivalence clairement mise en image puisque la jeune fille souffre de schyzophrénie. Un mal qui, bien entendu, apporte son lot de gags et qui, in-extremis, amènera le tueur à révéler son identité permettant ainsi au film de se conclure en beauté.

On peut prendre du plaisir à la vision de ce film, notamment par la grâce d'un réjouissant duel chorégraphique et d'un ou deux gags tellement énormes, qu'ils provoquent un éclat de rire. Mais dans l'ensemble, Psycho beach party reste un film anecdotique surfant sur le retour au premier plan du "slasher movie" tout en tentant de jouer sur la fibre nostalgique. On ne sent pas un réel intérêt de Robert Lee King pour ce qu'il film. Ce dernier se contente de diriger vaille que vaille son casting télévisuel en remplissant son quota de gags et de morts. Il devait déjà se croire en vacances.



Bénédict Arellano

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