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Prey. 2007.
Origine : Etats-Unis / Afrique du sud
Genre : Bestiaux
Réalisation : Darrell Roodt
Avec : Bridget Moynahan, Peter Weller, Carly Schroeder, Jamie Bartlett...




Une famille recomposée américaine vient en Afrique du Sud en raison d'une mission que le papa, ingénieur, doit réaliser pour la construction d'un barrage. Comme le papa travaille, sa nouvelle femme, jeune et jolie, se voit obligée d'aller faire un safari avec une adolescente de 14 ans qui la déteste, et un petit gosse d'une dizaine d'année qui aura très vite envie de faire caca mais ça passera ensuite.
Alors que le gamin doit sortir au milieu de la savane parce que ça presse, le guide l'accompagne avec son fusil, au cas où un méchant animal viendrait à passer dans le coin. Et même pas le temps de démouler qu'une lionne apparaît. C'est la panique ! Dans la voiture, l'héroïne jouée par la charmante Bridget Moynahan est terrifiée. Mais, courageuse, elle n'hésite pas à sortir de la voiture pour interpeler le lion qui est apparu de l'autre côté, afin qu'il ne prenne pas en tenaille le guide et l'enfant qui n'a pas pu faire caca.
Tout le monde se met à courir, mais ce qui devait arriver arriva, le guide trébucha par terre et perdit un temps fou. Pendant ledit temps fou perdu, le gamin qui n'a plus envie de faire caca se réfugie dans la voiture avec les deux gonzesses. Le guide arrive à son tour, mais c'est trop tard, la lionne l'a rattrapé et le mange. C'est le début du calvaire pour les trois survivants, d'autant plus que pas de chance, le guide avait enlevé les clefs de contact, au cas où, sait-on jamais, qu'une gazelle passe par là et se barre avec la bagnole...
Voilà nos trois héros prisonniers des lions qui ont bien l'intention d'attendre qu'ils sortent de là pour les manger.
Un peu plus loin, le papa s'inquiète. Pourquoi ne sont-ils pas revenus? Les gardes chasses sont formels, il a dû arriver quelque chose, mais impossible de les chercher avant le lever du jour. Parce qu'il n'y a pas de lumière dans la savane, pas foutus de mettre l'électricité!
Voilà donc nos trois héros en grand danger. Réussiront-ils à s'en sortir?

Et bé croyez-le ou pas, dès le départ on sait comment ça va finir. Parce que la famille recomposée, elle doit vivre des choses difficiles pour pouvoir se rapprocher. Comme ça la belle-mère elle fait ses preuves et l'adolescente rebelle qui écoute sa musique lors d'un safari, elle ne la déteste plus et finit même par beaucoup l'aimer la belle-mère qu'elle détestait au début du film... Du coup, ça serait con quand même de voir des gamins se faire bouffer par des lions, ou même l'héroïne qui a là son premier vrai premier rôle. Du coup, on se demande comment ils vont faire pour se tirer de là. Y'a bien la scène où par miracle, grâce au soleil les clefs brillent non loin de la voiture et qu'ils arrivent à reprendre leur chemin, mais la nana, tellement conne, qu'elle roule comme une dératée, et ça rate pas, paf, l'accident. Bon, la voiture est pas trop cassée, ils peuvent encore rester dedans. N'empêche, on s'attend quand même à un film d'horreur, ou au moins à la version fauve des Dents de la mer, mais bof.
Alors grande idée. Alors que l'ado rebelle décide de rentrer à pied et que la belle-mère lui court après, une lionne apparaît, comme on pouvait s'en douter. Cette dernière charge et là, paf!, coup de feu, la lionne s'étale! Et qui c'est qu'on voit? Non, pas le papa, lui il est parti à leur recherche avec un chasseur de fauve qui n'accepte d'aider des gens qu'avec de l'argent. Ouais, deux braconniers. Du coup on se dit, "cool, les prochaines victimes!" Et ça ne rate pas! Paf!

Bon je vous passe la fin, mais vous l'aurez compris. C'est mauvais, très mauvais.

A vrai dire, y'a rien à sauver de ce film. L'idée n'était pas trop mauvaise, apparemment inspirée d'une histoire vraie, mais le réalisateur n'en fait rien sinon une pauvre histoire de famille débile. C'est à peine gore, donc impossible de se rattraper là-dessus. Pas de suspense, et une scène de fin à faire rougir toutes les fins des Dents de la mer après le premier. Je vous le dis, ce film est une plaie.



Jérémie Conde

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