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The Plague of the Zombies. 1966.
Origine : Royaume-Uni
Genre : Horreur zombiesque
Réalisation : John Gilling
Avec : André Morell, Diane Clare, Brooke Williams, Jacqueline Pearce...




Peter Tompson est médecin dans un petit village des Cornouailles dont le taux de mortalité connaît une forte croissance. Dans l'incapacité d'exercer son métier comme il l'entend et légèrement dépassé par les événements, il fait appel à son ancien professeur, le docteur Forbes.
Ce dernier débarque au village accompagné de sa fille durant un enterrement, ce qui lui permet de prendre rapidement connaissance du profond désarroi dans lequel se trouvent les villageois face à cet énième décès en à peine un an. Tenant à tout prix à procéder à l'autopsie du cadavre alors qu'on le leur interdit, les deux médecins entreprennent de déterrer le corps. A leur grande surprise, le cercueil est vide.
De toute évidence, quelque chose de pas très net se trame dans la région.



George A.Romero n'ayant pas encore tourné "sa" Nuit des morts-vivants,ceux de John Gilling trouvent tout naturellement leur origine dans les rites vaudous. De ce fait, les morts-vivants font davantage figures de monstres lambdas terrorisant une poignée d'individus plutôt que celle d'une menace sérieuse pour l'avenir de l'humanité. Culte vaudou oblige, les morts-vivants ne sont ici que de simples pantins tout entiers dévoués à leur maître, n'apparaissant que dans un but bien précis avant de redisparaître afin de rester invisibles aux yeux du plus grand nombre. Ils ne sont que les outils devant servir au sombre dessein de leur maître. C'est ce dernier qui incarne la véritable menace du film, empruntant même quelques aspects du mythe vampirique : un séduisant châtelain vivant reclus dans sa demeure et qui ne se rend au village que dans le but de se faire inviter chez les gens et s'arranger pour leur prélever quelques gouttes de leur sang afin de les tenir en son pouvoir.
John Gilling ne s'attarde guère sur ses zombies hormis lors d'une scène fantasmée du plus bel effet se déroulant dans un cimetière et lors du final. Il leur préfère l'enquête menée par les deux médecins, d'autant que tous deux auront des raisons personnelles pour la mener à bien le plus rapidement possible.



John Gilling nous offre un film très soigné (la touche Hammer) qui se paie le luxe d'un sous texte politique, préfigurant par la même la future trilogie de Romero. Le châtelain a recours au rite vaudou pour obtenir une main d'œuvre obéissante et à peu de frais. Même par delà la mort, les basses classes sont exploitées pour enrichir les bourgeois. Toutefois, en retrouvant le feu sacré, elles parviendront à se révolter et à s'affranchir une bonne fois pour toute de leur condition d'esclave.

Alors ne vous fiez pas au titre, l'invasion n'a pas encore eu lieu mais elle ne saurait tarder.

Bénédict Arellano

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