critiques


réalisateurs


acteurs


thèmes


origines



Hard Rock Zombies. 1985.
Origine : Etats-Unis
Genre : Horreur
Réalisation : Krishna Shah
Avec : E.J. Curse, Geno Andrews, Sam Mann, Mick Manz...




Un groupe de rock FM (très FM) est accueilli dans un manoir dans la petite ville où ils doivent jouer le lendemain, de nombreux obstacles vont se dresser face à eux : le shérif tout d’abord qui les enfermera, leurs hôtes ensuite qui les tueront, sans compter le comité de citoyens opposés à ce concert.
Mais la magie du rock veille et nos rockers reviendront sous la forme de zombies pour se venger (enfin je crois).

Sous ce titre puissamment évocateur se cache un objet filmique assez déconcertant de nullité : comment a-t-on pu persuader tous ces gens d’apparaître dans ce navet ?
On se doutait que l’on ne toucherait pas à une merveille du genre mais malgré la préparation intellectuelle du titre et une assez solide expérience de la nullité au cinéma, je me suis trouvé perplexe devant un tel navet.
D’abord le scénario est assez curieux, nos rockers sont hébergés dans un manoir où cohabitent une grand-mère loup-garou, deux nains dont un portant un masque bon marché, un grand-père se prenant pour Hitler, un tueur en série.
Tout le groupe est décimé, ce qui semble normal avec un tel voisinage, mais reviens à la vie et mord tout le monde, du coup il y a des zombies partout. Le comité de citoyens décide de sacrifier une vierge, et c’est pour sauver celle-ci (qui vit l’amour le plus parfait avec le chanteur-bassiste) que le groupe zombifié va entraîner tout ce beau monde à l’aide d’une mélodie spéciale dans les chambres à gaz de notre Hitler d’opérette...
Ensuite, la réalisation en elle-même est atroce, le montage préfigure ce que fait aujourd’hui Michael Bay mais sans se soucier de provoquer des crises d’épilepsie, c’est souvent très mal filmé, on connaissait la caméra à l’épaule, ici il s’agit de la caméra qui tombe de l’épaule.
Le plus irritant étant sans doutes les acteurs qui jouent sans se soucier de la caméra, qui elle-même ne se soucie pas des comédiens.
Je serais indulgent avec les effets spéciaux d’une très grande nullité, les têtes ne s’arrachent pas, elles se prennent comme on se saisirait d’un bocal, les zombies portent des masques de carnaval pas très raccord au niveau du coup. Mention spéciale pour le nain portant un masque (c’est censé être son visage mais je n’ai pas réussi à intégrer cette idée) qui une fois mordu s’autodévore dans une série de courtes séquences comiques dignes des animations du Bébête-show.
Restent des gags qui ne peuvent que faire rire, le Hitler-zombie qui lèvent la main toute les 2 secondes, le type qui pour échapper aux zombies les imitent (Shaun of the dead n’a rien inventé), la fille qui ne sépare plus de la tête arraché de son défunt fiancé, le jeune qui en inspectant la dépouille de la grand-mère morte lui tripote les seins…beaucoup d’audace parfois mais c’est asez peu au regard du calvaire que constitue le reste du film, en particulier les simili-clips de ce groupe de merde où on doit supporter les chorégraphies fort inspirées de la danseuse (zombie ou pas).
Un vrai foutoir donc que ce film, un grand n’importe quoi assez chiant en dehors de certains morceaux de bravoure assez rares au regard de ce qu’il faut supporter avant de tomber sur un gag qui détende l’atmosphère. Initialement prévu pour durer 20 minutes, devant servir dans le film American drive-in du même réalisateur/producteur qui eu la miraculeuse idée d’investir un tout petit peu plus d’argent pour en faire un vrai long, on comprend mieux pourquoi il est difficile d’aller au-delà de cette durée.



PLISSKEN

Textes et images © Association Tortillapolis. Tous droits réservés.