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Crocodile. 2000.
Origine : Etats-Unis
Genre : Horreur
Réalisation : Tobe Hooper
Avec : Mark McLaughlin , Chris Solari , Sommer Knight, Julie Mintz...


Attention à ne pas confondre ce film avec Le Crocodile de la Mort, du même Tobe Hooper (1977). L'histoire est tout autre! Un toupeau d'abrutis estudiantins partent passer leurs vacances à bord d'une péniche, qui les ménera là où il ne faut pas : au milieu d'un marais où vivent grassement de sales bestioles. Dans un grand élan comique (il voulait faire une blague), l'un des jeunes débiles n'a rien de mieux à faire que de voler l'un des oeufs de crocodile qui lui passe sous le nez. Evidemment, la môman Crocodile n'apprécie pas, elle n'est pas contente et elle le fait savoir !



Dire que ce film aurait pu faire renaître Tobe Hooper de ses cendres, c'est comme annoncer le retour des communistes sur le devant de la scène politique... On se demande même ce qu'est venu faire Tobe sur ce film... Manger ???
Il est en effet difficilement possible d’être enthousiaste à la vue de Crocodile. Tobe s'ennuie à filmer ce groupe de djeun's en train de faire la fête (boire, fumer, se raconter des histoires qui font peur...). Il faut dire que le scénario très débilos et simpliste ne permet pas grand chose... encore une histoire mettant en scène des Teenagers américains au milieu d'un vilain monstre !

Mais il reste par instants des bribes de ce qui faisait naguère la force du cinéma de Hooper, comme ces paysans dérangés, référence évidente à la famille de Leatherface, ou ces quelques effets bien gores (un corps brisé en deux dans les mâchoires du crocodile)...
Mais toute la bonne volonté du cinéaste est plombée par des effets spéciaux souvent bien ridicules. Le crocodile est soit trop rapide dès qu’il est animé par ordinateur soit trop lent lorsque la technique de l’animatronique est utilisée (la première attaque en plein jour, où n’importe qui même en marchant va plus vite que lui... même Nicolas Sarkozy irait plus vite malgrès ses 33 centimètres de jambes ). De plus les inserts 3D sont assez moches : lorsque le crocodile marche sur terre, le raccord entre ses pattes et le sol est assez catastrophique. Seuls les gros plans sur la gueule animatronique sont honnêtes.



La demi-heure finale qui voit le crocodile poursuivre les survivants dans la forêt est assez nullos, donc assez poilante. Imaginez un crocodile de 7 mêtres ne faisant aucun bruit afin de surprendre les djeuns !!! - on vient de me dire que le croco avait suivit une formation pendant 5 ans dans une école de Ninja, autant pour moi-. On peut aussi voir la bête digitalisée faire des prouesses athlétiques qui en laisseront plus d’un baba ( le croco a fait l'école du cirque de Chine aussi !!). Et pour finir, les acteurs jouent comme des pieds !!!

On en viendrait presque à verser une larme...de crocodile !

Monsieur Jack

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