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Cashback. 2006.
Origine : Royaume-Uni
Genre : Comédie fantastico-romantique
Réalisation : Sean Ellis
Avec : Sean Biggerstaff, Emilia Fox, Shaun Evans, Michael Dixon...


Avec la critique de ce film, je vais réaliser le fantasme de tout critique de cinéma publié sur Internet : je vais employer des mots clefs très recherchés sur Internet, et croyez bien que c’est pour le bien de ma chronique et que ce n’est pas une volonté déguisée de ramener bon nombre d’obsédés sur ce site.
Ainsi, attendez-vous à trouver des mots tels que seins, petits seins, gros seins, seins moyens, jolis seins, seins moins beaux, filles nues, femmes nues, chattes, érotique, érotisme, pornographie, culs, petits culs, gros culs, culs moyens, jolies filles, jolies nanas nues, Suédoise nue, etc… Pour des raisons pratiques et parce que ça serait complètement en dehors du propos du film, je n’utiliserai pas les mots bite, couille, quéquette, zézette, zizi, boules, testicules, etc...

A vrai dire, Cashback n’est pas un film pornographique (Hop, utilisé !), et heureusement, ma mère visite parfois ces pages et je ne voudrais pas qu’elle pense que je regarde des pornos mais que je me contente d’avoir un œil critique sur les films d’auteurs… (Mais nous pourrions lancer un débat sur le fait de savoir si les films pornos peuvent être considérés comme des œuvres d’auteurs… Bref.) Ce n’est d’ailleurs même pas un film érotique (Un de plus !). Il y a de l’érotisme (Paf ! Encore un !), car il y a une volonté esthétique parfois, de mettre la beauté des femmes nues (Tadaaa !) en lumière. Mais ce n’est pas le propos du film.
Le propos du film, du premier film de Sean Ellis, c’est l’histoire d’un type qui vient de se séparer de sa petite amie et qui n’arrive plus à dormir à cause de cela. Les nuits blanches s’enchaînant, il se sent obligé d’occuper ce temps libre en lisant tout d’abord puis en trouvant un job. Ben Willis, car c’est comme cela qu’il s’appelle, trouve un travail (de nuit) dans un supermarché où il va rencontrer des personnages atypiques et où il va se découvrir un nouveau don, celui de figer le temps, de le suspendre. Étudiant aux Beaux-arts, il va profiter de la suspension du temps pour dessiner des filles nues (Bam ! Et encore un !) qu’il va déshabiller pour mieux en croquer les beautés.
A son boulot, il fréquente quelques olibrius qui valent le détour. Un champion de cascade qui les rate toutes, un obsédé mythomane et un Jackie Chan en herbe. Son chef n’est pas en reste, sûr de lui, raté invétéré, autoritaire. Et au milieu de tout ça, il y a Sharon, caissière qui s’ennuie et dont les rêves vont éclairer le personnage de toute sa beauté.
Car voilà un film qui traite certes de la beauté, certes de l’amour, mais aussi des rêves.
C’est pourquoi, Sean Ellis, le réalisateur a donné ce don à son personnage qui s’en sert pour figer l’instant et mettre en valeur la beauté des gens qui l’obsèdent. Il aime les corps féminins. Sa vision de la beauté a été façonnée par le corps d’une Suédoise qui vivait chez lui quand il était gamin. Et je dois dire que la scène de la Suédoise nue est des plus mémorables...
Certes, on ne peut pas dire que le film sort des sentiers battus. Ne vous attendez pas à voir des gros culs (Fallait le placer celui-là !) tout nus, ou même des culs moyens (Assez facile pour celui-ci…). On a là une comédie romantique assez banale qui a bien essayé d’être originale en insérant une touche de fantastique, mais qui se borne à de petites touches qui s’avèrent finalement assez inutiles. Le film aurait tout aussi bien fonctionné sans ce don offert au personnage principal. C’est d’ailleurs le gros et peut-être le seul défaut de ce film qui réussit le tour de force de faire rire à gorge déployée, mais aussi à émouvoir. Nul doute qu’on s’attache et qu’on s’identifie au héros, tellement son histoire, universelle (il ne se remet pas de sa rupture), est magnifiquement menée par ce réalisateur qui manque encore de bouteille pour exploiter au mieux ses idées.

Cashback s’inscrit finalement dans la lignée des comédies romantiques anglaises. C’est drôle, frais, avec des personnages secondaires hilarants (il faut voir le roi du kung-fu passer le balai, ou le match de foot le plus drôle jamais tourné après Shaolin Soccer), et surtout des acteurs terriblement bien dirigés qui flirtent souvent avec la parodie mais surtout avec la connerie ! En effet, le film est ponctué de scènes complètement absurdes mais terriblement drôles aussi ! Comme on dit, plus c’est con, plus c’est bon, et ce film illustre à merveille cette expression.
Alors tant pis si cette touche de fantastique tombe à côté, on passera néanmoins un bon moment en se laissant porter par les tribulations d’un jeune artiste qui s’épanouit dans l’amour et la beauté. Un chouette petit film, une réussite pour un premier film, reste que si Sean Ellis a bien tenté de faire une comédie fantastico-romantique, il passe à côté, et c’est dommage.
A noter que Cashback est l’adaptation du court-métrage du même nom réalisé par la même équipe. A noter aussi que selon les pays, la fille est ou n'est pas seins nus sur l'affiche...

Jérémie Conde

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