critiques


réalisateurs


acteurs


thèmes


origines



Amityville 3-D. 1983.
Origine : Etats-Unis
Genre : Horreur
Réalisation : Richard Fleischer
Avec : Tony Roberts, Tess Harper, Robert Joy, Candy Clark...




Deux journalistes découvrent une supercherie organisée dans une maison soit disant hantée et démasquent les tricheurs. Attiré par la maison, l'un d'eux se décide à acheter la demeure pour un bon prix.
Malheureusement pour lui, les manifestations fantomatiques ne tarderont pas à apparaitre...

Visionné sur un DVD discount disposant d'une image déplorable au grain atroce pan scannée à mort et recadrée 4/3 ainsi que d'une VF ignoble et d'un son faisant parfois saigner les oreilles (dialogues faibles et musique à bloc), ce ne furent donc pas les conditions idéales pour apprécier ce métrage.
Cela dit, je ne suis pas persuadé qu'avec une image impeccablement nettoyée et un son remasterisé en DTS, le film eusse été de meilleure qualité.

Sur le plan technique, c'est d'une qualité affligeante; rarement vu un film aussi mal cadré de toute ma vie, les plans s'enchainent et on se dit qu'ils auraient fait meilleure figure dans un film de boules, tant les acteurs sont filmés au niveau de la ceinture sans que l'on distingue la couleur de leurs cheveux.

Ici, c'est le tout 3D, tous les plans tremblent, l'image se dédouble et la moindre feuille morte passant par là viendra irrémédiablement se poser sur l'objectif. Tout ceci dans un soucis du montage indéniable, si bien que parfois certains personnages n'ont pas le temps de finir de parler.
C'est bien simple, s'il était passé l'après-midi sur France 2, j'aurais pu le prendre pour un épisode de Derrick.

Clichés, vous avez dit clichés? Effectivement, on retrouvera tous les poncifs inhérents au film de maison hantée; des portes qui claquent très fort et qui font sursauter les personnages, des plombs qui sautent, des branches d'arbres qui tapent aux fenêtres alors qu'il n'y a pas d'arbres dans les alentours; la mélopée douce ou les cuivres inquiétants ponctuant chaque plan extérieur de la maison...



Des situations comiques sont distillées tout au long de l'aventure, pas forcément drôles à la base, la façon de les mettre en boite fait que le rictus est obligatoire pour le plus sérieux des spectateurs: l'amie journaliste se croyant seule dans la maison qui rencontre la gouvernante, et l'une et l'autre de se mettre à hurler les bras en l'air, chacune leur tour ; l'acquéreur de la maison qui, lui, se retrouvera plaqué au sol par la montée d'un ascenseur trop rapide (la malédiction le poursuit, un peu à la manière d'un Ju-On); le même journaliste qui est litterralement gelée sur place par un vent polaire venant de la cave...

Sinon, me direz-vous, il se passe quoi dans le film? Et je vous répondrai: RIEN!!! Le film est d'un plat, d'un vide, aussi vide que la gigantesque maison (maison de 3000 m² acheté par un homme séparé de sa femme pour y vivre tout seul, quelle idée!), c'est impressionnant de faire tourner un film sur du vide, pas un sursaut, pas un petit effet gore à se mettre sous la dent (le seul maquillage que l'on voit arrive dans les 2 dernières minutes pour un monstre que l'on aperçoit 3 secondes).

Il y a quelques morts mais on ne sait pas bien pourquoi ils meurent, pourquoi eux et de quoi! D'ailleurs ce sont surtout lors de ces morts que les transitions laissent à désirer!

Ce qu'il faudra retenir? Pas grand chose en fait, quelques scènes mal mise en images, qui disposaient d'un potentiel intéressant à la base mais qui furent gachées lors de leur capture. Comme cette scène où la mère voit sa fille trempée jusqu'aux os monter les escaliers sans dire mot; il s'avère qu'en fait sa fille est morte noyée quelques minutes auparavant mais elle n'était pas au courant!

J'avais des milliers de choses à dire sur ce film mais j'en ai oublié la moitié en route. Le film est mou, on s'emmerde pas mal, il ne se passe rien, on n'est pas (ou peu) sous tension, on se marre parfois mais finalement c'est très faible...



Alain Lapeyre

Voir thème :



Voir aussi :





Textes et images © Association Tortillapolis. Tous droits réservés.